Jésus, sa vie et son ministère – Des critères élevés pour ses disciples (37)

Yeshua-matthieu-5.17-18

Les chefs religieux tiennent Jésus pour un transgresseur de la loi de Dieu, et récemment ils ont même conspiré sa mort. Continuant son Sermon sur la montagne, Jésus explique donc : « Ne pensez pas que je sois venu détruire la Loi ou les Prophètes. Je suis venu, non pas pour détruire, mais pour accomplir. »

Jésus a le plus grand respect pour la Loi donnée par Dieu, et il encourage ses auditeurs à l’imiter. Il va jusqu’à dire : « Celui donc qui viole l’un de ces plus petits commandement et qui enseigne les humains dans ce sens, sera appelé ‘le plus petit’ pour ce qui est du royaume des cieux », c’est-à-dire que cette personne n’entrerait en aucune façon dans le Royaume.

Loin de mépriser la Loi, Jésus condamne même les attitudes qui pourraient inciter l’homme à l’enfreindre. Après avoir rappelé que la Loi déclare : « Tu ne dois pas assassiner », Jésus ajoute : « Or, moi je vous dis que quiconque continue d’être courroucé contre son frère en répondra au tribunal. »

Puisqu’il est si grave de continuer d’être courroucé contre son compagnon, et que cela peut même conduire au meurtre, Jésus indique par une illustration jusqu’où l’on devrait aller pour que règne la paix. Il ordonne : « Si donc, tu apportes ton présent (sacrifice) vers l’autel et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton présent devant l’autel et va-t’en ; fais d’abord la paix avec ton frère, et alors, quand tu seras revenu, offre ton présent. »

Dirigeant l’attention de son auditoire vers le septième commandement, Jésus poursuit par ces mots : »Vous avez entendu qu’il a été dit : ‘Tu ne commettras pas d’adultère' ». Cependant, Jésus condamne même une attitude dont la persistance pourrait mener à l’adultère, car il déclare : « Moi je vous dis que quiconque continue à regarder une femme au point de la désirer, à déjà commis, dans son coeur, l’adultère avec elle. »

Jésus ne parle pas ici d’une pensée immorale passagère ; il est question de ‘continuer à regarder’. Celui qui continue ainsi à regarder une femme éveille en lui de puissants désirs qui, si l’occasion se présente, peuvent aboutir à l’adultère. Comment empêcher cela ? Dans une autre illustration, Jésus nous montre que des mesures radicales peuvent se révéler nécessaires. Il dit « Si donc ton oeil droit te fait trébucher, arrache-le et jette-le loin de toi (…). Et si ta main droite te fait trébucher, coupe-la et jette-la loin de toi. »

L’on consent souvent à sacrifier un membre malade pour sauver sa vie. Toutefois, selon les paroles de Jésus, il est plus vital encore de ‘jeter loin de soi’ quoi que ce soit – même quelque chose d’aussi précieux qu’un œil ou une main – afin d’éviter toute pensée ou action immorale. Autrement, nous dit Jésus, le coupable sera jeté dans la Géhenne (un lieu, près de Jérusalem, où l’on brûlait les détritus), ce qui symbolise la destruction éternelle.

Jésus indique également la façon de se conduite avec ceux qui cherchent à nous nuire ou à nous offenser. Il donne le conseil suivant : « Ne vous opposez pas à celui qui est méchant; mais à celui qui te gifle sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre. » Jésus ne veut pas dire qu’en cas d’attaque on ne doive pas se défendre ou défendre sa famille. Une gifle n’est pas donnée pour blesser physiquement, mais plutôt pour insulter. Par conséquent, si quelqu’un essaie de provoquer une dispute ou une bagarre, que ce soit en donnant effectivement une gifle ou en prononçant des paroles insultantes, Jésus déclare qu’il serait mal de rendre la pareille.

Après avoir rappelé ce que dit la Loi sur l’amour du prochain, Jésus donne ce conseil : « Or moi je vous dis : Continuez d’aimer vos ennemis et de prier pour ceux qui vous persécutent. » Il donne à cela une excellente raison lorsqu’il ajoute : « Ainsi montez-vous fils de votre Père qui est dans les cieux, puisqu’il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons. »

Jésus conclut cette partie de son sermon par cette exhortation : « Vous devez donc être parfaits, comme votre Père céleste est parfait. » Jésus ne veut pas dire que l’on peut être parfait au sens absolu, mais que, à l’imitation de Dieu, il nous est possible d’étendre notre amour même à nos ennemis. Le récit parallèle de Luc cite ces paroles de Jésus : « Continuez donc à vous rendre miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux. »

Matthieu 5:17-48 ; Luc 6:36

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