Jésus, sa vie et son ministère – La prière et la confiance en Dieu (38)

les oiseau du ciel selon Jésus

Dans la suite de son sermon, Jésus condamne l’hypocrisie des hommes qui font l’étalage de leur prétendue piété. ‘Quand tu fais des dons, dit-il, ne sonne pas de la trompette devant toi, comme le font les hypocrites.’

« Et quand vous priez, poursuit Jésus, vous ne devez pas être comme les hypocrites ; car ils aiment prier en se tenant debout dans les synagogues et aux coins des grandes artères, pour être vus des hommes. » Il enseigne plutôt ceci : « Quand tu pries,entre dans ta chambre particulière, et, après avoir fermé la porte, prie ton Père qui est dans le secret. » Jésus ne condamne pas les prières publiques puisque lui-même en a prononcées. Ce qu’il dénonce, ce sont les prières dites dans le but d’impressionner les auditeurs et de s’attirer leurs compliments admiratifs.

Jésus donne ensuite ce conseil : « Quand vous priez, ne rabâchez pas comme les gens des nations. » Il ne veut pas dire que la répétition est mauvaise en soi. En une certaine occasion, il a personnellement utilisé « la même parole » à plusieurs reprises dans ses prières. Mais ce qu’il désapprouve, c’est de ‘rabâcher’ des phrases apprises par cœur, comme le font ceux qui égrènent des chapelets en répétant machinalement leurs prières. 

Pour aider ses auditeurs à prier, Jésus leur propose une prière modèle qui se compose de sept demandes. Les trois premières, comme il se doit, mettent en valeur la domination de Dieu et ses desseins. Il s’agit de requêtes pour que le nom de Dieu soit sanctifié, que son Royaume vienne et que sa volonté se fasse. Les quatre autres sont des requêtes d’ordre personnel : pour recevoir la nourriture quotidienne, obtenir le pardon des péchés, ne pas être tenté au delà de ce que l’on peut supporter et être délivré du méchant.

Puis Jésus parle du piège qui consiste à accorder une valeur excessive aux biens matériels. Il lance cette exhortation : « Cessez de vous amasser des trésors sur la terre, où la mite et la rouille rongent, et où les voleurs percent et dérobent. » Non seulement de tels trésors sont périssables, mais ils ne donnent aucun mérite aux yeux de Dieu.

C’est pourquoi Jésus déclare : « Amassez-vous plutôt des trésors dans le ciel. » On y parvient en mettant le service de Dieu à la première place dans sa vie. Personne ne peut enlever le mérite ainsi gagné devant Dieu, ni la grande récompense que ce mérite procure. Jésus ajoute : « Là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. »

Parlant encore du piège du matérialisme, Jésus dit cette illustration : « La lampe du corps, c’est l’oeil. Si donc ton œil est simple, tout ton corps sera lumineux ; mais si ton œil est méchant, tout ton corps sera enténébré. » L’œil qui fonctionne convenablement est pour le corps comme une lampe allumée dans un lieu sombre. Mais pour voir correctement, l’oeil doit être simple, c’est-à-dire qu’il doit se fixer sur un seul objet. Un œil vagabond amène à avoir une mauvaise appréciation des choses à mettre les désirs matériels avant le service de Dieu, ce qui rend tout le « corps » enténébré.

Jésus montre toute l’acuité de cette question au moyen d’une puissante illustration : « Personne ne peut servir deux maîtres en tant qu’esclave ; ou bien, en effet, il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et la Richesse en tant qu’esclaves. »

Après avoir énoncé cette vérité, Jésus certifie à ses auditeurs qu’ils n’ont aucune raison de s’inquiéter de leurs besoins matériels s’ils mettent en premier le service pour Dieu. « Observez attentivement les oiseaux du ciel, dit-il, car ils ne sèment, ni ne moissonnent, ni ne recueillent dans des magasins : cependant votre Père céleste les nourrit. » Il pose alors cette question :

« Ne valez-vous pas plus qu’eux ? »

Puis Jésus s’intéresse aux lis des champs et fait remarquer que « pas même Salomon, dans toute sa gloire, n’a été vêtu comme l’un d’eux. Si donc, continue-t-il, Dieu habille ainsi la végétation des champs, (…) ne vous habillera-t-il pas à plus forte raison, gens de peu de foi ? »

Jésus conclut par ces propos : « Ne vous inquiétez pas, en disant : ‘Qu’allons-nous manger ?’ ou : ‘Qu’allons-nous boire ?’ ou : ‘De quoi allons-nous nous vêtir ? » Car votre Père céleste sait que vous avez besoin de toutes ces choses. Continuez donc à chercher d’abord le royaume et Sa justice, et toutes ces choses vous seront ajoutées. »

Matthieu 6:1-34 ; 26:36-45

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