Jésus, sa vie et son ministère (7)

Échec au tyran

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Pourquoi Joseph réveille-t-il Marie au beau milieu de la nuit ? Il lui en donne la raison : « L’ange de Javhé vient de m’apparaître. Il m’a dit de vous prendre, toi et l’enfant, et de fuir en Egypte, parce que Hérode va rechercher Jésus pour le tuer. »

Ils s’enfuient donc tous les trois. Il est temps, car Hérode a appris que les astrologues se sont joués de lui et ont quitté le pays. Rappelez-vous, ils auraient dû venir l’informer une fois qu’ils avaient trouvé Jésus. Hérode est furieux. Alors, afin de faire périr Jésus, il ordonne qu’on supprime tous les garçons âgés de deux ans et au-dessous à Bethléhem et dans le territoire de la ville. Il a fixé cette tranche d’âge d’après les renseignements que lui ont fournis les astrologues.

Le massacre de tous ces petits garçons est quelque chose d’horrible. Les soldats pénètrent dans une maison après l’autre et arrachent les petits garçons des bras de leurs mères. Nous ne savons pas combien d’enfants ils ont ainsi tués, mais les pleurs et les lamentations de ces mères accomplissaient une prophétie biblique de Jérémie, prophète de Dieu.

Entre-temps, Joseph et sa famille sont arrivés sains et saufs en Egypte où ils vivent désormais. Mais une nuit, l’ange de Javhé apparaît une nouvelle fois en rêve à Joseph. « Lève-toi, prends le petit enfant et sa mère, et va au pays d’Israël, lui dit-il, car ceux qui cherchaient à le faire mourir sont morts. » C’est ainsi que Joseph et sa famille retournent dans leur pays, ce qui réalise une autre prophétie de la Bible selon laquelle le Fils de Dieu serait appelé hors d’Egypte.

Il semble que Joseph ait l’intention de s’établir en Judée, là où il vivait avant de s’enfuir en Egypte. Mais il apprend qu’Archélaüs, méchant fils d’Hérode, est devenu roi de Judée et, dans un autre rêve, Javhé l’avertit du danger. Joseph et sa famille se dirigent donc vers le nord et s’installent dans la ville de Nazareth. C’est en ce lieu, loin du centre de la vie religieuse juive, que Jésus va grandir.

Mathieu 2: 13-23 ; Jérémie 31: 15 ; Osée 11: 1.

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Jésus, sa vie et son ministère – Il accomplit une prophétie d’Esaïe (33)

jésus prêche en galilée

Ayant appris que les Pharisiens et des partisans d’Hérode projettent de le tuer, Jésus se retire vers la mer de Galilée avec ses disciples. Là, des foules nombreuses viennent à lui depuis toute la Palestine, et même d’au delà des frontières. Jésus guérit beaucoup de gens, si bien que tous ceux qui sont atteints de maladies graves se pressent pour le toucher.

Devant cette si grande affluence, Jésus demande à ses disciples de tenir en permanence une barque à sa disposition. En s’éloignant du rivage, il peut éviter d’être pressé par les foules. Il peut les enseigner depuis l’embarcation ou encore se diriger d’un endroit de la rive à un autre pour aider les gens qui s’y trouvent.

Le disciple Matthieu fait remarquer que l’activité de Jésus réalise « ce qui avait été prononcé par l’entremise d’Esaïe le prophète ». Puis, il cite textuellement la prophétie que Jésus accomplit, savoir :

« Voici mon serviteur que j’ai choisi, mon bien-aimé, que mon âme agrée ! Je mettrai mon esprit sur lui, et il fera clairement comprendre aux nations ce qu’est la justice. Il ne fera point de querelles ni de cris, et nul n’entendra sa voix dans les grandes artères. Il n’écrasera pas le roseau froissé, et il n’éteindra pas la mèche de lin qui fume, jusqu’à ce qu’il envoie la justice avec succès. Oui, les nations espéreront en son nom. »

Jésus est évidemment le serviteur bien-aimé que Dieu agrée. Il fait clairement comprendre ce qu’est la vraie justice, laquelle est obscurcie par les traditions des fausses religions. En effet, parce qu’ils font une application erronée de la loi de Dieu, les Pharisiens ne viendraient même pas en aide à un malade le jour du sabbat ! Aussi, faisant clairement comprendre ce qu’est la vraie justice, Jésus délivre ses auditeurs du joug des traditions injustes ; c’est pourquoi les chefs religieux vont essayer de le tuer.

‘Il ne sera pas de querelles ni n’élèvera la voix de façon à être entendu dans les grandes artères.’ Que faut-il comprendre par là ? Eh bien, quand Jésus guérit des personnes, il ‘les enjoint sévèrement de ne pas le manifester’. Il ne veut pas faire l’objet d’une publicité tapageuse dans les rues ni alimenter une rumeur exagérée qui serait déformée en passant de bouche à oreille.

Par ailleurs, Jésus apporte son message de réconfort aux gens qui, figurément parlant, sont des roseaux froissés, pliés et foulés aux pieds. Ils ressemblent à une mèche de lin qui fume, dont la dernière étincelle de vie à été presque éteinte. Jésus n’écrase pas le roseau froissé ni ne souffle la flamme vacillant du lin. Au contraire, avec tendresse et amour, il sait s’y prendre pour élever les humbles. Jésus est vraiment celui en qui les nations peuvent espérer !

Matthieu 12:15-21 ; Marc 3:7-12 ; Esaïe 42:1-4.

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Jésus, sa vie et son ministère – Qu’est-il permis de faire pendant le sabbat ? (32)

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Un autre jour de sabbat, Jésus entre dans une synagogue près de la mer de Galilée. Il y a là un homme dont la main droite est desséchée. Les scribes et les Pharisiens épient Jésus pour voir s’il va guérir cet homme. Finalement, ils lui demandent : « Est-il permis de faire une guérison pendant le sabbat ? »

Les chefs religieux juifs pensent que l’on n’a pas le droit de guérir une personne malade pendant le sabbat seulement si sa vie est en danger. Ils enseignent par exemple que durant le sabbat il est interdit de remettre un os ou de bander une entorse. Si donc les scribes et les Pharisiens interrogent Jésus, c’est afin de pouvoir l’accuser.

Cependant, Jésus connaît leurs raisonnements. En même temps, il se rend compte qu’ils ont adopté un point de vue excessif et contraire aux Écritures sur ce qui constitue une violation de la loi interdisant tout travail pendant le sabbat. Aussi, Jésus provoque-t-il une confrontation entre ces chefs religieux et lui, en ordonnant à l’homme dont la main est desséchée : « Lève-toi et viens au milieu. »

Jésus se tourne alors vers les scribes et les Pharisiens et leur dit : « Quel est parmi vous l’homme qui, n’ayant qu’une brebis, si celle-ci vient à tomber dans une fosse pendant le sabbat, ne la saisira pas pour l’en retirer ? » Puisqu’une brebis représente un certain placement, ils ne la laisseraient pas dans la fosse jusqu’au lendemain, car elle risquerait d’en pâtir et de perdre de sa valeur. En outre, les Écritures déclarent : »Le juste prend soin de l’âme de son animal domestique. »

Établissant un parallèle, Jésus poursuit en disant : « Or, combien un homme vaut plus qu’une brebis ! Il est donc permis de faire quelque chose de beau pendant le sabbat. » Incapables de réfuter un raisonnement aussi logique qui dénote tant de compassion, les chefs religieux gardent le silence.

Tout aussi indigné que peiné de leur stupidité obstinée, Jésus promène son regard sur eux. Il dit alors à l’homme malade : « Tends ta main. » Ce dernier la tend, et sa main est guérie.

Au lieu de se réjouir de cette guérison, les Pharisiens, voulant tuer Jésus, sortent et se mettent aussitôt à conspirer avec les partisans d’Hérode. Ces derniers forment un parti politique qui semble également compter en son sein des Sadducéens. D’ordinaire, les Hérodiens se déclarent ouvertement opposés aux Pharisiens, mais cette fois ils s’unissent solidement à eux pour s’opposer à Jésus.12

Mathieu 12:9-14 ; Marc 3:1-6 ; Luc 6:6-11 ; Proverbes 12:10 ; Exode 20:8-10.


 

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Jésus; sa vie et son ministère – Ils arrachent des épis le jour du sabbat (31)

epis de blé

Jésus et ses disciples quittent bientôt Jérusalem pour retourner en Galilée. Nous sommes au printemps et dans les champs de céréales les épis sont mûrs. Les disciples ont faim. Ils arrachent donc quelques épis et les mangent. Mais un jour de sabbat, leur action ne passe pas inaperçue.

A Jérusalem, les chefs religieux ont cherché à tuer Jésus en prétendant qu’il violait le sabbat. Des Pharisiens portent maintenant contre lui cette accusation : « Voilà que tes disciples font ce qu’il n’est pas permis de faire pendant le sabbat. »

Les Pharisiens prétendent que cueillir des céréales et les frotter dans ses mains pour les manger revient à moissonner et à battre le grain. Mais leur interprétation étroite de ce qu’est le travail a fait du sabbat un fardeau, alors qu’il devait être un moment de joie et d’édification spirituelle. C’est pourquoi Jésus oppose aux Pharisiens des exemples tirés des Écritures montrant que le dessein de Javhé Dieu n’avait jamais été de faire une application aussi exagérément stricte de Sa loi sur le sabbat.

Lorsque David et ses hommes eurent faim, dit Jésus, ils s’arrêtèrent au tabernacle et mangèrent des pains de présentation. Bien que les pains aient déjà été ôtés de devant Javhé et remplacés par de nouveaux, ils étaient normalement réservés à la consommation des prêtres. Toutefois, dans cette circonstance, David et ses hommes n’ont pas été condamnés pour en avoir mangé.

Jésus donne un autre exemple : « N’avez-vous pas lu dans la Loi que, pendant les sabbats, les prêtres dans le temple tiennent le sabbat pour non sacré, sans se rendre coupable ? » Oui, même pendant le sabbat, les prêtres, au temple, continuaient à égorger et à effectuer d’autres travaux en vue des sacrifices d’animaux. « Mais je vous dis, continue Jésus, qu’il y a ici quelque chose de plus grand que le temple. »

Puis il réprimande les Pharisiens : « Si vous aviez compris ce que signifie : ‘Je veux la miséricorde et non le sacrifice’, vous n’auriez pas condamné les innocents. »Et il conclut « Car le Fils de l’homme est Seigneur du sabbat. » Que voulait-il dire ?

Il faisait allusion à son paisible Règne millénaire. Pendant 6000 ans l’humanité a subi le pénible esclavage de Satan le Diable, la violence et la guerre faisant partie de la vie quotidienne. En revanche, le grand sabbat que représente le Règne de Christ soulagera les humains de toute souffrance et oppression.

Mathieu 12:1-8 ; Lévitique 24:5-9 ; I Samuel 21:1-16 ; Nombres 28:9 ; Osée 6:6.

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MURÉE VIVE – G. Lenotre

MURÉE VIVE de G. LENOTRE murée-vive-2

(cette petite histoire que j’avais conté à mes enfants quand ils étaient petits et dont ma fille m’en a rappelé dernièrement le souvenir, je l’ai retrouvée sur un livre de contes que j’avais conservé, très vite lu et intrigante histoire… vous aurez certainement l’envie de connaitre le dénouement… et la lirez d’un trait… bonne lecture ) 

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Comme le vent sifflait sous les portes mal jointes et que l’un de nous, ayant soulevé le rideau de la fenêtre, avait constaté que la neige tombait, on se rapprocha du feu et l’on poursuivit la causerie.

C’était dans un de ces grands châteaux sans style du nord de la France, qui sont noirs comme des usines et vastes comme des casernes. On avait chassé tout le jour, et depuis qu’on avait soupé là, devant l’âtre, où brûlait un grand feu, on goûtait, dans la fumée des cigares et des pipes, le repos délicieux qui suit les rudes journées de marche. La maison où nous allions passer la nuit était ancienne de deux siècles, un peu délabrée, comme il convient : et, du charme des vieilles demeures, la conversation était passée tout naturellement aux souvenirs qu’elle abrite.

On avait parlé de chambres hantées, de  dames blanches, d’apparitions, de coups frappés dans les murs, de portes s’ouvrant toutes seules et de lumière astrale. Chacun avait dit « la sienne », et, ainsi qu’il arrive en pareils sujets, toute nouvelle histoire renchérissait d’invraisemblance sur les précédentes.

Soit que nous eussions l’âme fortement trempée, soit plutôt que, entre chasseurs, on soit sceptique, ces affolants récits n’avaient pas causé grand émoi, et l’on allait être réduit à faire tourner une table quand l’un de nous, secouant sa pipe sur les grands chenets, insinua :

  • J’en sais une, moi, mais terrible.

  • Contez-la.

  • Par malheur, elle est longue.

  • Bravo !

  • Elle vous fera peur.

  • Tant mieux !

  • Elle vous empêchera de dormir.

  • Ne l’espérez pas !

  • Et puis ce n’est pas, à proprement parler, une histoire de revenants. C’est bien pis.

  • De qui la tenez-vous ?

  • C’est un de mes plus vieux souvenirs !

« La bibliothèque du collège où j’ai passé huit ans de ma vie ne contenait, parmi des collections complètes des Lettres édifiantes et des Voyages de M. de la Harpe, qu’un seul livre « amusant », je dis un seul. Celui-là on se le disputait : au cours de mes huit années d’études, il me revient une douzaine de fois dans les mains, et je le relisais toujours avec une angoisse nouvelle. Je ne l’ai plus jamais rencontré depuis ce temps-là, et je ne l’ai pas cherché d’ailleurs, craignant d’émousser une impression qui m’est restée très vive. Peut-être l’avez-vous tous lu ; peut-être fait-il frissonner encore la jeune génération actuelle. C’était un vieux bouquin, de l’époque de la Restauration, je pense, et qui avait pour titre : Le Dernier des Rabasteins. L’auteur, dont le nom flamboyait dans nos admirations d’enfants bien au-dessus de Virgile et de Hugo, était un certain Mazas, qui, je l’ai su depuis, fut l’un des précepteurs du duc de Bordeaux.

De quoi traitait ce livre admirable, je l’ai oublié ; je ne me souviens que d’un épisode qui s’y trouve réparti en plusieurs fragments ? Je l’ignore également ; mais, comme Mazas mêle à son récit le nom de certaines nobles familles encore existantes, je vois là une raison de croire qu’elle repose sur un fond de vérité, une tradition locale peut-être. Au surplus, peu importe et voici l’histoire :

Vers le milieu du XVIIIe siècle, vers 1745 ou 1750, le jeune vicomte de Rabasteins,qui avait alors une vingtaine d’années, parcourant en touriste le Dauphiné, visita, un jour d’été, avec quelques compagnons de son âge, le vieux château de Montségur, aux environs de Saint-Paul-Trois-Châteaux. 

 » C’était un antique manoir alors à demi ruiné et qui, depuis près de trente ans, restait déshabité. Il avait été le repaire du baron des Adrets, le Huguenot fameux dont la bravoure, la ruse et la cruauté demeuraient légendaires. Pendant bien des années, au temps de Henri IV, le baron des Adrets avait terrorisé la contrée, en guerre perpétuelle avec tous ses voisins, il possédait le don singulier de disparaître quand ses ennemis le talonnaient de trop près, et les paysans assuraient, en se signant, que le diable, son associé, lui procurait pour ces jours-là une retraite impénétrable que,  depuis lors, personne n’avait découverte. En revanche, son Montségur passait pour être hanté ; par certains temps d’orage, aux grondements du tonnerre répondaient de longues plaintes qui semblaient sortir des souterrains du château, et peu de gens osaient s’aventurer dans le dédale de bâtiments, de cours, de galeries, de salles et d’escaliers que formait l’immense construction. Un gardien, vivant avec sa famille dans un pavillon isolé, montrait aux touristes la propriété et leur en racontait les traditions. »

 Le jour où le vicomte de Rabasteins s’y présenta avec ses compagnons d’excursion, l’atmosphère était lourde et la chaleur écrasante. Le gardien conduisit les jeunes gens à l’entrée du château, leur conta quelques traits de la vie du baron des Adrets ; mais cette vieille légende ne les émut pas beaucoup. On fit le tour des remparts qui, bâtis sur le roc, surplombaient de profonds ravins embroussaillés. Parvenu avec les visiteurs à une sorte d’esplanade gazonnée et très déclive, le gardien s’arrêta devant une croix en pierre, se découvrit et désigna solennellement, d’un geste de la main, l’inscription gravée sur le socle :

LUCIE DE PRACONTAL

25 JUIN 1715

« Puis, il commença la terrifiante histoire.

« Dans les dernières années du règne de Louis XIV, le château de Montségur était habité par la noble famille de Pracontal : le marquis, un grand seigneur presque toujours à la cour ou en guerre ; la marquise, une pieuse et charitable dame que les pauvres adoraient ; leur fille Lucie, douce et charmante enfant dont tout le pays vantait la grâce, l’intelligence et la bonté.

« Au printemps de 1715, Lucie de Pracontal, qui avait alors 18 ans, fut demandée en mariage par un jeune gentilhomme dauphinois, le vicomte de Quinsonas : les deux jeunes gens s’aimaient, l’union projetée satisfaisait leurs familles, et les noces furent annoncées pour le 25 juin. Ce jour-là, ce fut grande fête à Montségur. Après la messe, célébrée à la chapelle du château, on prit place à la table dressée dans une galerie du rez-de-chaussée et que présidait la mariée, rayonnante de bonheur et jolie à miracle sous l’auréole de ses cheveux blonds, dans la robe de soie d’un bleu très clair, au corsage de laquelle la marquise de Pracontal avait, suivant l’usage du temps, sitôt après la bénédiction nuptiale, épinglé ses bijoux de famille : d’admirables ferrets de diamants et un double rang de grosses perles, vieilles de cinq siècles. Depuis bien des années, le manoir du baron des Adrets n’avait abrité autant de gaieté et de bonheur. Pourtant, un accident singulier assombrit un peu la fin du dîner : Lucie, en s’efforçant d’ouvrir un noyau d’abricot dont elle voulait partager l’amande avec son main, brisa le frêle anneau d’or qui, depuis une heure à peine était à son doigt :

«  – Oh ! fit-elle, n’est-ce pas là un présage de malheur ?

« On s’empressa de la rassurer en riant et de lui faire honte de sa superstition ; puis, comme le repas s’achevait et que les paysans organisaient des rondes sur l’esplanade, l’incident fut vite oublié. Toute l’assistance était pleine d’entrain. En attendant que la chaleur fût un peu tombée et qu’on pût se mêler aux danses, quelqu’un proposa une partie de « cligne-musette » (c’est là le vieux nom du jeu de cache-cache). L’étendu et la complication des appartements du château se prêtaient admirablement à ce passe-temps et réservaient autant de surprenants enfoncements que d’admirables embuscades.

« Après une heure de courses dans les longs couloirs, de cris de joie, d’appels, de rires, de chasses à travers les escaliers et de perquisitions dans les vastes armoires, on battit le rappel et tous les joueurs se rassemblèrent. Lucie seule manquait connaissant mieux que les autres les dispositions du château, elle s’était sans doute si bien cachée qu’elle n’avait pas entendu le signal terminant la partie. On l’appela, rien ne répondit. Les joueurs intrigués, reprirent la chasse, ouvrant toutes les portes… Lucie ne fut pas retrouvée. M. de Quinsonas, nerveux, presque inquiet déjà, se mit en quête appelant sa femme :

– Lucie ! Lucie !

– Lucie ne répondit pas.

Tous les invités, tous les serviteurs, instruits de cette inexplicable disparition, s’employèrent à chercher la jeune mariée. On scruta les moindres coins des greniers, des écuries, les grands coffres à avoine, les souterrains ; on explora le château tout entier, les granges, les communs, les remparts ; on visita les toits, les caves ; on sonda les murs… Personne ! Mme de Précontal, éplorée, réclamait sa fille à tous les assistants ; les danses villageoises étaient interrompues ; des paysans visitaient les fossés entourant le vieux manoir, battaient des broussailles, poussaient leurs investigations jusqu’aux vergers voisins. On ne découvrit de Lucie aucune trace.

La nuit vint : la fête commencée dans la joie s’achevait dans la consternation. Il fallut bien interrompre les recherches, pour les reprendre le lendemain dès l’aube ; mais elles n’eurent pas meilleur résultat. Mme de Pracontal se persuadait que sa fille était sortie du château, et que, entraînée par la déclivité de l’esplanade tapissée d’un gazon glissant, elle était tombée dans le ravin. On suivit cette piste, mais on ne trouva rien. Quelque bête fauve avait-elle durant la nuit déchiré et emporté le corps ? Supposition d’autant plus invraisemblable que, nulle part, on ne rencontrait trace de chute : aucun lambeau de vêtement, aucune herbe fouée ou tachée de sang.

« On apprit que, le jour des noces, une bande de bohémiens avait campé aux environs du château : ces nomades, disparus au cours de la fête, n’avaient-ils point enlevé la jeune femme pour s’emparer de ses bijoux ? On lança à leur poursuite la maréchaussée de Saint-Paul-des-Trois Châteaux. Ils furent rejoints, ramenés à Montségur ; mais les plus menaçants interrogatoires, les fouilles les plus minutieuses établirent que ces bohémiens étaient innocents ; le hasard de leur pérégrination les avait seul amenés dans la région, et ils ignoraient même la disparition de Lucie de Pracontal.

« Pourtant, les jours, les semaines, les mois s’écoulèrent, et jamais on ne découvrit trace de Lucie. Mme de Pracontal, obstinée dans son idée d’une chute dans quelque gouffre, fit élever au bord du ravin, la croix de pierre portant le nom de sa fille la date de la disparition. Ce n’était pas une tombe, puisque le monument ne recouvrait aucun corps ; ce n’était pas un cénotaphe, puisque le mot « décédée » ne s’y lisait pas ; ce laconisme de l’inscription signifiait que, en dépit de la douloureuse certitude, la marquise ne se résignait pas et qu’il restait une petite lueur d’espoir au fond de sa pensée en deuil.

« A la suite de cette catastrophe, les Pracontal avaient quitté Montségur. Le château, abandonné à la surveillance du gardien, tombait en ruines. Depuis trente ans, la marquise n’y avait point reparu ; elle vivait à Valence, dans la retraite, uniquement occupée d’œuvres pieuses et charitables.

« Tel fut le récit du garde. La joyeuse bande de visiteurs y prit plus d’intérêt qu’aux souvenirs du barn des Adrets. Mais ils n’étaient ni d’âge ni de disposition d’esprit à s’en émouvoir profondément : ils donnèrent un regard à la croix, s’approchèrent du ravin où la malheureuse Lucie avait sans doute disparu ; puis, comme il était l’heure du dîner, ils sortirent de leurs portemanteaux les provisions dont ils s’étaient munis. La femme et les filles du gardien dressèrent la table à l’ombre d’un portique délabré, et le repas commença gaiement. Seul le vicomte de Rabasteins se montrait moins animé que ses compagnons. Encore qu’il s’efforçât de n’en rien laisser paraître, la tragique histoire de Lucie de Pracontal l’avait grandement impressionné. L’image de cette jolie fille avec ses cheveux d’or et sa robe d’azur obsédait sa pensée ; il venait d’entendre prononcer son nom pour la première fois, et pourtant il lui semblait qu’un lien mystérieux l’unissait à ce fantôme. Il ne se sentait point maître de cette impression d’autant plus inexplicable qu’il était, par tempérament, peu disposé à la mélancolie. Aussi portait-il cette insolite disposition d’esprit au compte de l’orage qui grondait au lointain ; de gros nuages couleur d’étain accouraient de l’horizon et montaient à l’assaut du ciel, et les arbres de l’esplanade agitaient furieusement leurs bras tordus.

Le pique-nique se poursuivait, très bruyant ; mais Rabasteins se mêlait distraitement à la joie générale. Il mangeait peu et caressait, d’un geste machinal, un gros chat gris, le chat du gardien sans doute. L’animal, attiré par l’odeur des mets, était venu rôder autour des convives et avait familièrement sauté sur ses genoux ; il s’y pelotonnait en ronronnant, et, par moments, levait vers Rabasteins ses yeux mi-clos, couleur d’ambre, câlins et attirants comme une énigme.

Un peu fatigué de la turbulence de ses camarades, Rabasteins quitta le premier la table. Désireux de se mouvoir, il parcourut les remparts et, instinctivement, se rapprocha de l’esplanade où s’élevait la croix commémorative. Il relut l’inscription : Lucie de Pracontal, 25 juin 1715. Pourquoi ce nom le troublait-il à ce point ? Il s’approcha du bord du ravin, se pencha, se retenant aux branches, cherchant à voir ; il lui semblait que la morte était là, que jadis on l’avait mal cherchée, et que, malgré les trente ans écoulés, il allait apercevoir, au fond du trou broussailleux, quelque lambeau de sa robe bleue, quelque floche de ses cheveux blonds.

La pluie, tombant par rafales, le chassa de ce lieu sinistre ; il rejoignit ses compagnons qui, très animés, regardaient tomber l’averse. L’orage interrompait leur excursion mais ils en prenaient allègrement leur parti. Ils demandèrent au vicomte d’où il venait, et celui-ci leur conta son pèlerinage à l’esplanade ; il ne cacha point combien l’histoire de Lucie de Pracontal l’avait ému. Les autres l’avaient déjà oubliée ; pourtant, par complaisance, ils en rappelèrent les péripéties : l’anneau brisé, la partie de « cligne-musette »… Et, comme la pluie tombait à torrents, comme on ne pouvait songer à se remettre en route, l’un des jeunes gens proposa de jouer à cache-cache. Dans cet immense château, dont toute les salles étaient désertes, comme ce serait amusant !

Tout de suite on applaudit, le jeu s’organise. La bande se divise en deux camps : les uns se cacheront, les autres chercheront. Vite on se disperse. Rabasteins est de ceux qui se cachent. Ayant retrouvé tout son entrain, curieux de partir à la découverte à travers le dédale des étages, il s’élancee, traverse trois ou quatre salles démeublées et poussiéreuses, longe une galerie, pousse une porte, descend un escalier dérobé, se trouve dans une salle basse ouvrant sur un corridor obscur. Mais déjà il entend, derrière lui, résonner sur les parquets sonores, le pas d’un poursuivant ; il se dissimule dans l’ombre, se tapit derrière une porte dont il ramène sur lui l’un des battants et se tient là immobile, retenant son souffle.

Le traqueur approche plus lentement, à tâtons, car le couloir est obscur ; encore quelques pas, et il va se heurter à Rabasteins. Celui-ci se fait aussi mince que possible, s’appuie à la muraille, s’y incruste, et, tout à coup, il sent la cloison céder sous son effort. Une porte qu’il n’avait pas aperçue s’ouvre sans bruit derrière lui, donnant accès à une cache admirable. Il s’y enfonce, la porte retombe silencieusement, et Rabasteins, presque aussitôt, perçoit le bruit que font, contre cette mince cloison qui le sépare de lui, les mains de son poursuivant frôlant la boiserie. Le chasseur palpe, furète, s’éloigne, et ses pas se perdent bientôt dans le lointain.

La pièce où se trouve Rabasteins était absolument obscure. Armoire ou cave ? Il n’en pouvait juger, car d’aucun point n’y filtrait le moindre rayon de lumière. Assuré maintenant d’avoir, par une chance inespérée, échappé aux recherches de son camarade, il jugea inutile de séjourner plus longtemps dans cet endroit ténébreux… Mais ses mains ne retrouvent pas la serrure ; il les promène du haut en bas de la cloison, en large, en long, sans rencontrer la moindre aspérité. Etendant les bras, avançant avec précaution, il mesure son réduit : c’est un cabinet de cinq pas en tout sens, entièrement lambrissé de planches lisses. Il faut sortir de là pourtant, d’autant plus que l’air y fait défaut au point que la respiration du jeune homme se trouve déjà gênée. Appeler ? Frapper à la boiserie ? C’est inutilement s’exposer aux railleries de ses compagnons et perdre la partie si heureusement gagnée. Il est inadmissible que, de ce cabinet où l’on entre sans le vouloir, on ne puisse sortir en s’y appliquant.

Et de nouveau, Rabasteins palpe les parois de sa prison, méthodiquement, cette fois, ne laissant pas un point inexploré, et, sur la muraille opposée à celle par laquelle il a pénétré dans le cabinet, ses doigts fureteurs s’arrêtent à une petite cavité, assez semblable, comme dimension, à l’intérieur d’un dé à coudre. Il enfonce l’index, appuie… Tout aussitôt le coup sourd d’un contrepoids retombé résonne dans la muraille ; une porte s’entrebâille. Rabasteins la pousse : elle ouvre, non dans le corridor où il se trouvait tout à l’heure, mais dans une chambre basse à laquelle on descend par quatre marches de pierre.

Du haut de ce perron, retenant d’une main la porte, le jeune homme, se penchant, examine la salle : un soupirail, garni de forts barreaux et percé à la hauteur du plafond, l’éclaire d’une pénombre grise ; une armure ternie est suspendue au mur : comme meubles, une large table et deux fauteuils à grand dossier incliné. Ces choses veloutées de poussière, semblent être d’une teinte uniformément morte ; il s’en exhale une odeur nauséabonde.

L’un des sièges est placé de façon que, du seuil, on n’aperçoit que le haut dossier de cuir gris ; mais, en avançant la tête, Rabasteins s’aperçoit que quelqu’un y est assis. Rassuré, il cesse de maintenir la porte, qui se referme aussitôt. Au bruit de chaînes qu’elle fait en retombant, le vicomte tressaille involontairement ; déjà il s’efforce de la rouvrir, mais elle est sans loquet, sans poignée, sans serrure ; une feuille de métal implacablement plane. Malgré l’angoisse qui l’oppresse, Rabasteins ne veut pas avoir peur. Que craindrait-il en effet ? Puisqu’un être humain a trouvé le moyen de pénétrer dans cette chambre, il est facile aussi bien d’en sortir. Il descend les marches de pierre, s’avance : en effet, une femme est là, immobile, la tête appuyée au dossier, les bras posés sur les accotoirs du fauteuil. Elle dort… C’est l’une des filles du gardien, sans doute, qui, ayant peur de l’orage, s’est réfugiée ici et s’y est assoupie.

Rabasteins ne se permet pas de la réveiller. La situation qu’elle occupe, dans la partie la plus sombre de la pièce, où elle s’est placée pour mieux dormir, ne laisse apercevoir que sa silhouette vaguement estompée ; mais on distingue pourtant qu’un sourire écarte ses lèvres, découvrant ses dents blanches. Le vicomte, un peu étonné que le bruit de la porte n’ait pas interrompu le sommeil de la dormeuse, se résout à prendre patience ; il s’assied dans le fauteuil vide. Un livre est sur la table, un antique bouquin à fermoir de fer rouillé. Il attire à soi le volume, chasse d’un souffle la poussière qui le recouvre, et feuillette : c’est une Bible huguenote, vieille de deux cents ans, la Bible du baron des Adrets, peut-être. La lecture est peu récréative…

Mais qu’est ceci ? A l’intérieur de la couverture de cuir, quelques mots sont tracés ou pour mieux dire gravés, au moyen d’un stylet maladroit. Et le stylet, le voici sur la table : c’est une longue et forte épingle, à grosse tête de métal ciselé, comme les femmes du temps de Louis XIV en portaient pour maintenir leur coiffe. Le jeune homme, pour s’occuper, cherche à lire : « Vous qui pénétrerez dans cette chambre, recommandez…. » Mais ici l’épingle a déchiré le vélin, laissant un mot illisible. A la ligne suivante, les caractères se succèdent très nets : « … âme à Dieu, vous n’en sortirez pas… »

Rabasteins jette un cri d’effroi. D’un coup d’œil il a lu la fin : « … vous n’en sortirez pas plus que moi. Lucie de Pracontal… »

Lucie de Pracontal. Mais cette femme qui est là, immobile, endormie, il faut qu’elle s’éveille, il le faut ! Il se lève d’un bond, court à elle, étend le bras pour effleurer la main de la dormeuse. Epouvante ! Les doigts qu’il a touchés sont froids et durs comme des ossements. Il se rue sur la porte, s’y roule, essaie de s’y cramponner, s’y retourne les ongles :

« A moi ! À moi ! Au secours ! »

Mais sent que sa voix est sans force ; sa clameur est rauque et sourde comme celles qu’on pousse dans les cauchemars ; elle ne doit pas percer l’effroyable épaisseur des murs de son cachot. Dans la frénésie de sa terreur, emporté par le besoin d’agir, de se sentir vivre, il se précipite vers l’armure d’acier rouillé appuyée au mur ; il s’empare du casque, le lance de toute sa vigueur contre la porte ; il le reprend, le jette encore, s’épuise à cet effort enfantin, puis il s’arrête, écoute… Hélas ! au fracas du vieil armet, roulant sur les marches de pierre, rien ne répond.

Et la nuit vient. Déjà l’étroite meurtrière, qu’obstrue un croisillon de barreaux, apparaît à peine, brouillée dans un crépuscule livide. Rabasteins ne se résigne pas. La terreur double ses forces. Il traîne sous le soupirail la robuste table de chêne ; sur la table, il place le fauteuil ; il se hisse sur cet échafaudage ; ses mains atteignent ainsi le bord de la fenêtre ; elles agrippent les barreaux rugueux ; il s’y suspend, s’élève, parvient à voir.

Le soupirail ouvre au niveau du sol d’une cour exiguë qu’enclosent de hautes murailles nues et noires. Il semble à Rabasteins qu’il est au fond d’un puits. Il crie, il appelle : mais quel espoir que le bruit de sa voix franchisse cet amoncellement de pierres. Depuis que ces énormes murs ont été construits, aucun être vivant, si ce n’est, peut-être, les reptiles et les rats, n’a pénétré dans ce cloaque sans issue apparente, bourré de gravats et d’orties. Pourtant le malheureux crie encore, il se cramponne aux barreaux ; cette bouffée d’air qu’ils tamisent, cette lueur brumeuse qu’ils interceptent, c’est tout ce qui lui reste de la vie, et il n’y peut renoncer.

Il retombe cependant, vaincu  par la fatigue. Il se retrouve dans son tombeau ; l’obsucrité est complète. Immobile, n’osant faire un mouvement, Rabasteins suppute les heures qu’il va passer là. Sera-t-il fou avant la fin, ou lui faudra-t-il souffrir, en pleine raison, toutes les tortures de l’agonie ? Il est en sueur et il frissonne ; sa tête est en feu, ses membres sont glacés ; il prie désespérement ; il sanglote, il n’a plus de résolution, plus de forces, plus d’idées. Accoté au mur, il essaie encore de se maintenir debout. S’il pouvait atteindre le fauteuil, s’y étendre… Mais ses jambes faiblissent, ses yeux se ferment, son corps fléchit ; il glisse sur les dalles froides, sans heurt, évanoui.

Il lui semble qu’après un long, très long sommeil, un bruit l’avait réveillé. Le sentiment de son atroce situation lui revint aussitôt avec une implacable lucidité. Tout de suite sa pensée retourna à l’horrible voisinage du cadavre, son compagnon d’agonie ; il le savait là, derrière lui, figé dans une attitude effrayante qui n’avait pas varié depuis trente ans. Rabasteins, encore qu’il se rendit compte que, de la place où il était couché, il ne pouvait apercevoir la morte, s’obstinait cependant à tenir les yeux fermés. Pourtant, un bruit très net, assez semblable à un choc d’un meuble contre un parquet, le fit tressaillir. Il regarda. L’obscurité était complète encore ; mais, en face de lui, dans l’ombre opaque, luisaient deux yeux vivants, jaunes et immobiles. Etait-ce une illusion du délire ? Rabasteins gardait pourtant la certitude que le cadavre n’était pas là, qu’il se trouvait au fond de la salle, près des marches, et que, d’ailleurs, aucune lueur ne pouvait jaillir de ses yeux vidés par la mort depuis tant d’années.

Cependant, il lui fallait bien croire à la réalité : deux prunelles rondes et lumineuses étaient fixées sur lui. Il fit un mouvement : les yeux disparurent ; il les revit presque aussitôt, plus loin, plus haut, comme si l’être auquel ils appartenaient se fût dressé sans aucun bruit. Rabasteins projetait de marcher vers cette apparition. Que risquait-il ? Mais il se sentait sans force et ne bougeait pas. D’ailleurs, il était distrait de sa résolution par une douleur grandissante, qui le tenaillait : il avait faim, sa gorge était brûlante ; il se rappela qu’il n’avait pas soupé. C’était le commencement. Il se pelotonnait, attentif à ne point remuer, craignant qu’un mouvement avivât ses souffrances. Ses idées se brouillèrent ; de nouveau il ferma les paupières ; il les rouvrit, vit les deux yeux brillant dans l’ombre, mais ne leur donna aucune attention. Il songeait au repas qu’il avait pris la veille avec ses compagnons : son dernier repas. Il s’en remémorait les plus insignifiants détails : un flacon d’eau, très claire, qu’on avait placé devant lui, sur la nappe blanche, obsédait particulièrement sa pensée. Il lui sembla aussi sentir l’odeur du pain bis servi par la femme du garde ; il se souvint du gros chat gourmand qu’il avait gratifié de la meilleure part de son dîner, puis il ne pensa plus ; ses douleurs se calmèrent, il s’endormit.

Quand il reprit ses sens, il faisait jour ; du soupirail tombait sur les dalles grises un mince rayon de lumière. Rabasteins se trouvait très dispos ; il sortit sa montre, pressa le bouton, mais le timbre ne sonna pas, la montre était arrêtée. Bien qu’il ignorât l’heure, il fixa l’aiguille sur midi et remonta le ressort, puis il se leva, fit quelques pas dans la pièce, descendit le fauteuil de la table où il l’avait placé la veille, et seulement alors il tourna les yeux vers le cadavre de Lucie de Pracontal. Il n’avait plus peur, il n’éprouvait même plus de répugnance, mais, au contraire, une sorte de curiosité respectueuse pour cette forme silencieuse et rigide que le destin lui avait donnée pour compagne.

Il s’approcha d’elle, la contempla longuement. Les yeux de la morte étaient clos, ses paupières creuses ; les cheveux pendaient en longues floches, légères comme une vapeur blonde ; la peau du visage semblait momifiée ; les lèvres rétractées laissaient paraître les dents et semblaient sourire ; les plis de la robe, élimée et ternie, tombaient, droits et raides, sur le corps desséché ; à peine distinguait-on, sous la poussière fine, le bleu de la soie, au fond des cassures que la lumière n’avait pas atteintes. Au corsage pendait une sorte d’éponge desséchée et noire, qui avait été un bouquet ; les diamants étaient noirs aussi, et les perles du collier mortes et ternes, s’étaient en partie égrenées. Aux bras du fauteuil, les doigts osseux semblaient d’une longueur démesurée.

Rabasteins se souvenait d’avoir vu, à Bordeaux, dans la crypte humide d’une église, des cadavres momifiés depuis plusieurs siècles. Celui de Lucie de Pracontal avait manifestement été l’objet d’un phénomène similaire. De son attitude calme il essayait de déduire les circonstances de l’agonie de la jeune femme : elle était morte, pensait-il, sans souffrance, dans un évanouissement prolongé. Il ne pensait pas qu’un sort semblable lui était réservé ; non pas qu’il conçut l’espoir de sortir de ce lieu maudit, mais il était absorbé par l’attirante  contemplation du cadavre ; une sorte de quiétude s’était faite dans son esprit. Il replaça la table devant le fauteuil de Lucie, approcha l’autre siège, s’assit en face d’elle, et, les coudes appuyés sur la table noircie, il resta là, rêveur, comme s’il attendait le réveil de la morte, fasciné par ses yeux creux et son rictus continu. Il lui semblait que plus jamais il ne pourrait détourner son regard de cette face parcheminée, de ses longs doigts couleur de cendre. Qui lui eût prédit, quand, si peu d’heures auparavant, il écoutait le récit de l’énigmatique disparition de Lucie, qu’il était appelé à en découvrir sitôt le mystère ? Il s’expliquait maintenant l’invincible attrait qu’avaient exercé sur sa pensée, alors qu’il était par les vivants, le nom et l’histoire de la pauvre fille. C’était elle qui l’appelait ; cette âme en peine l’avait désigné pour être son compagnon de sépulture ; et il lui semblait qu’en pénétrant dans ce caveau, il avait involontairement obéi à l’appel du fantôme.

Pour échapper à ces hallucinations, il ouvrit la Bible. Tandis qu’il feuilletait le livre, sa songerie allait au baron des Adrets, au terrible partisan huguenot qui avait, lui aussi, passé bien des heures dans cet obscur réduit. C’était là sa cachette assurément, cette retraite restée inconnue depuis deux siècles, et si secrète que les paysans ne l’avaient jamais soupçonnée. Rabasteins se mit à lire ; de temps à autre il levait les yeux et regardait Lucie, puis son front retombait sur sa main et il reprenait sa lecture.

La nuit tombait. Depuis plus de vingt-quatre heures il était là ; un grand calme l’avait tout entier envahi ; son esprit lui paraissait paralysé ; il savait inutile toute tentative d’évasion, il espérait qu’il mourrait ainsi, dans un assoupissement de être, sans souffrance, résigné. Un nouveau bruit, léger et flou comme le glissement d’un spectre, le tira de cet engourdissement ; il avait l’impression que quelque chose de vivant passait derrière lui. Doucement, il tourna la tête, et revit, dans l’ombre d’un angle, briller les deux mêmes yeux ronds qui l’avaient épouvanté pendant la nuit. Comme ses regards étaient accoutumés déjà à l’obscurité de la tombe, il constata que ces deux yeux étaient ceux d’un chat, un familier du caveau sans doute, qui s’y était glissé à travers le croisillon du soupirail. Même, en fixant plus attentivement, il reconnut le matou : c’était le gros chat gris du gardien de Montségur.

Tout aussitôt Rabasteins sentit ses artères battre à coups précipités. Il n’a aucun projet, mais il comprend que cette bête est pour lui une communication possible avec l’extérieur. Cent idées se heurtent dans sa tête ; il ne s’arrête à aucune ; il ne fait pas un mouvement ; il craint d’effaroucher l’animal, surpris évidemment de rencontrer un vivant dans cette cave où, depuis longtemps sans doute, il vient quotidiennement tenir compagnie à la morte. S’il allait avoir peur, s’enfuir, disparaître, ne plus revenir. Et doucement, doucement s’efforçant de ne point faire un geste brusque, en dépit de l’angoisse qui le serre à la gorge et de la palpitation galopante de son cœur, Rabasteins glisse la main vers la poche de sa veste ; il en tire avec précaution son mouchoir, le roule lentement en corde, sans cesser un instant de tenir ses yeux fixés sur ceux du chat, et, tout à coup, il bondit, se rue sur l’animal, qu’il saisit malgré les coups de griffes et les contorsions : il l’étreint, le captive, s’en rend maître, noue le mouchoir à l’une des pattes, amène les deux pointes sur le dos où il les serre d’un triple nœud, ceinturant le corps souple de la bête, qu’il lâche enfin, grondante et terrifiée.

Le chat saute sur une pierre en saillie, atteint d’un second bon le soupirail, se glisse sous les barreaux et disparaît. Déjà Rabasteins l’a suivi ; debout sur le dossier du fauteuil, fou d’espoir, il secoue le croisillon de fer et, d’une clameur continue, où il met ses dernières forces, il appelle : « A moi ! à moi ! Rabasteins ! » jusqu’à ce que, défaillant, sans souffle, il vacille, étend les bras et tombe évanoui sur les dalles, étendu aux pieds de la morte. »

Le conteur alluma sa pipe, satisfait de son succès. Comme il s’enorgueillissait  de nos airs angoissés, l’un des auditeurs attesta qu’il n’avait pas conçu la moindre inquiétude sur le sort du jeune Rabasteins, attendu que, pour qu’on connût tous ces détails, il fallait bien qu’il fût sorti vivant de sa cave. Le narrateur, un peu mortifié, ajouta :

« Il s’en sortit, en effet. Ses compagnons n’avaient pas voulu quitter Montségur, voyant le chat revenir au logis porteur du mouchoir de leur ami, ils comprirent que celui-ci avait dû tomber dans quelques oubliettes. On suivit le matou, on découvrit le soupirail, on chercha la porte de la chambre inconnue qu’il devait aérer. Ne l’ayant pas trouvée, on s’arma de pics et de pioches, on arracha les barreaux, on agrandit l’ouverture et l’on descendit au moyen d’une échelle, dans le caveau, d’où l’on tira, toujours évanoui, le pauvre vicomte. Il était resté là deux jours entiers.

On découvrit en même temps le cadavre de Lucie de Pracontal. Mme de Pracontal, aussitôt prévenue, se transporta à Montségur ; elle eut le courage de pénétrer dans le caveau où sa fille était morte.

« L’ancien retrait du baron des Adrets fut converti en chapelle. Jamais on ne put ouvrir la porte de métal qui en fermait l’entrée ; il fallut abattre la muraille, dont la cavité dissimulait un formidable mécanisme composé de rouets, de grosses chaînes et d’énormes contrepoids »

Ruines du château de Montsegur

Ruines-Montsegur   Chateau-Montsegur

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DERIVES SECTAIRES (voir le lien)

J’ai trouvé un site qui parle de nombreuses sectes et comment ceux-ci pratiquent pour vous endoctriner, c’est comme un envoûtement 

https://derive-sectaire.fr/tag/kryeon/

ENFANT INDIGO = DANGER sur le site « au féminin.com »

http://fr.wikipedia.org/wiki/Enfant_indigo

Le terme enfant indigo ou d’autres termes similaires comme enfant des étoiles, enfant de lumière, enfant de Cristal, désigne un concept inventé par Nancy Tappe et utilisé par plusieurs mouvements classifiés comme secte par le rapport parlementaire français sur les sectes.

Le concept est inventé par Nancy Tappe, parapsychologue , qui affirmait observer des auras de différentes couleurs autour de certaines personnes, dont la couleur indigo. Elle a ainsi fait une première description des personnes indigo .

L’idée a été reprise par les américains Jan Tober et Lee Carrol, ce dernier étant le fondateur du mouvement ufologique Kryeon, qui est considéré par le rapport parlementaire français comme une secte.

Ce concept est souvent repris par des mouvements New Age, voire des individus plus ou moins indépendants qui se retrouvent dans certaines des descriptions.

Le description généralement faite, à l’intention des parents, est celle d’enfants surdoués ou en échec scolaire (autistes, dyslexiques, hyperactifs, etc.) qui doivent être éduqués comme des êtres extraordinaires, ayant une intelligence et une maturité supérieures, et qui serraient investis d’une mission.

Les associations antisectes accusent Lee Carol de :

être pseudo-scientifique et pas scientifiquement reconnu par le sens commun ;
séduire les parents d’enfants en difficulté en leur faisant croire monts et merveilles ;
faire un chantage au malheur voire au suicide des enfants ;
faire fonctionner une machine très lucrative fondée autour de communautés sectaires ;
déifier des enfants et déprécier les parents ;
les couper du monde (en les enlevant de l’école par exemple), les rendant asociaux.
Ses partisans pensent que la vision anti-indigo est alarmiste ; ils demandent un débat contradictoire entre les tenants de la théorie indigo et les spécialistes des problèmes de l’enfance.

Citations faites par le site Prevensectes :

Je constate que dans certains cas. l’environnement les a tellement freinés qu’ils en arrivent à tuer (…) Tous les jeunes enfants que j’ai vus, à ce jour, et qui tuent leurs collèges ou leurs parents, sont des enfants indigo (…) Tous ces jeunes tueurs sont des enfants indigo dont le chemin est très clair, mais qu’on a interrompus quelque part dans leur mission. Ils n’ont donc d’autre solution que d’éliminer ce qu’ils conçoivent comme des obstacles
Dans un milieu familial non favorable à son épanouissement l’enfant indigo peut développer des tendances suicidaires. Et si d’aventure les parents inquiets des difficultés psychologiques de leur enfant vont demander à un psychiatre de le soigner, le remède risque d’être pire que le mal.
Un autre aspect fascinant de certains enfants indigo est la capacité de leur système immunitaire. Il semble que des milliers d’enfants nés de mère sidatique, donc avec le VIH, arrivent non seulement à se guérir de ce virus, mais aussi à développer un système immunitaire des centaines de fois plus résistant aux maladies que l’adulte moyen.
Si l’on croit qu’un enfant souffre d’un déficit de l’attention et d’hyperactivité il y a fort à parier que ce soit un enfant indigo
Mais bientôt, il y aura tellement d’Enfants Indigo dans les écoles maternelles ou primaires, que les éducateurs et les enseignants observeront des scènes bien surprenantes pour eux. Ils trouveront trois ou quatre Enfants Indigo qui, plutôt que de jouer à la guerre, seront là, rassemblés pour méditer, faire des voyages inter-dimensionnels, léviter ou communiquer avec des êtres d’autres dimensions.

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Jésus, sa vie et son ministère – Il répond à ses accusateurs (30)

celui-ci est mon fils le bien aimé

C’est le sabbat. Jésus a guéri un homme qui était malade depuis 38 ans. Mais les chefs religieux juifs l’accusent de violer le sabbat. Jésus leur répond : « Mon Père a travaillé sans relâche jusqu’à présent, et moi aussi je travaille sans relâche. »

Malgré les affirmations des Pharisiens, l’activité de Jésus ne correspond pas à ce qu’interdit la loi du sabbat. C’est Dieu qui lui a confié la tâche de prêcher et de guérir, et, à son exemple, Jésus ne cesse de s’en acquitter de jour en jour. Toutefois, sa réponse attise encore plus la colère des Juifs, et ils cherchent à le tuer. Pourquoi ?

Parce qu’à présent non seulement ils croient que Jésus viole le sabbat, mais ils considèrent qu’il blasphème en affirmant être le Fils de Dieu. Cependant, sans s’émouvoir Jésus leur en dit plus au sujet de ses relations privilégiées avec Dieu. « Le Père a de l’affection pour le Fils, explique-t-il, et lui montre toutes les choses qu’il fait lui-même. »

« De même que le Père relève les morts et leur rend la vie, poursuit Jésus, de même le Fils aussi rend la vie à ceux qu’il veut ». En effet, le Fils relève déjà ceux qui sont morts au sens spirituel ! ‘Celui qui entend ma parole et qui croit celui qui m’a envoyé, ajoute-t-il, est passé de la mort à la vie.’ Puis il précise : « L’heure vient, et c’est maintenant, où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui ont prêté attention vivront. »

Bien que Jésus n’ait encore ressuscité personne au sens littéral, il explique à ses accusateurs qu’une telle résurrection aura lieu. « Ne soyez pas surpris de ceci, dit-il, car l’heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux commémoratifs entendront sa voix et sortiront. »

Jusqu’alors, Jésus n’a, semble-t-il, jamais décrit publiquement et avec autant de précision le rôle essentiel qu’il joue dans le dessein de Dieu. Cependant, ses accusateurs ont reçu plus que son témoignage sur ces questions. « Vous avez envoyé des hommes vers Jean, et il a rendu témoignage à la vérité », leur rappelle Jésus.

A peine deux ans auparavant, Jean le Baptiseur avait parlé à ces chefs religieux juifs de Celui qui allait venir après lui. Leur rappelant qu’autrefois ils accordaient une grande estime à Jean maintenant emprisonné, Jésus leur dit : « Un instant, il vous a plu de vous réjouir grandement à sa lumière. » Jésus leur remémore cela dans l’espoir de les aider, oui, de les sauver. De fait, il ‘na pas besoin du témoignage de Jean.

« Ces oeuvres précisément que je fais (dont le miracle qu’il vient tout juste d’opérer), rendent témoignage de moi, que c’est le Père qui m’a envoyé. « Mais, en outre, il ajoute : « Le Père qui m’a envoyé a rendu lui-même témoignage de moi. » Dieu a rendu témoignage de Jésus, par exemple lors de son baptême, quand il a dit : « Celui-ci est mon Fils, le bien-aimé. »

Vraiment, les accusateurs de Jésus n’ont aucune excuse pour le rejeter. Les Écritures elles-mêmes, qu’ils affirment scruter, témoignent à son sujet ! « Si, en effet, vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, conclut Jésus, car celui-là a écrit de moi. Mais si vous ne croyez pas à ses écrits, comment croirez-vous à mes paroles ? »

Jean 5:17-47 ; 1:19-27 ; Mathieu 3:17.

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J’suis indigo, ça me rend dingo…

ça vole bas

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Je résume un peu ce que j’entends sur cette vidéo (ci-dessous) de cette chère Laura Marie, dite « enfant Indigo »

Elle : Au départ j’ai compris que je pouvais créer « ma réalité » puis j’ai voulu devenir la meilleure version de moi-même ? ça a commencé par le physique, car j’étais très mal dans ma peau, j’ai commencé à vouloir tester la création de notre réalité sur mon physique… avec mes pensées et l’hygiène de vie… J’ai beaucoup visualisé… ? quoi ? elle-même bien sur, elle dit « mon corps dans les moindres détails »…

Je visualisais mon corps tel que je voulais qu’il soit, elle ne parle que d’elle-même en fait… et ce qu’elle raconte ressemble étrangement à la « loi de l’attraction » ???? comme j’ai connue, faire deux colonnes, mettre ce qui est négatif et à côté ce qui est positif… LOL c’est juste moi moi moi… elle dit quand on est une personne publique on peut avoir beaucoup de critiques, mais quand on la critique, on reçoit des menaces…. pas bien ça Madame LM, de menacer les gens ici en France on a le droit à la liberté d’expression et de vous contrer dans vos dires, car ceux-ci ne nous plaisent pas… On pourrait aussi porter plainte contre vous, contre vos mensonges, votre manipulation mentale avec vos enfants indigos, cristal, arc-en-ciel…. (vous n’avez pas inventé la poudre, juste repris des écrits, des croyances débiles pour être le leader d’un mouvement sectaire, donnant de faux espoirs à des parents, ou à des jeunes perdus)

Il faut avoir l’amour de soi dit-elle, sinon on ne peut pas être « l’exposition….. » eh oui Mme s’expose…. vous n’avez qu’à taper son nom dans votre moteur de recherche et vous la trouver, à moitié-nue, elle dit qu’on lui vole ses photos, y’en a partout de tes photos connasse… alors quand on la voit avec ses robes jusqu’au pieds quand elle est en « conférence », ça me fait bien rigoler… 

Voilà nous arrivons à INDIGO :

Elle : Ils ont une réalité, une certaine conscience, ben oui, nous nous n’avons pas de conscience et ne sommes pas dans la réalité, je pense que c’est plutôt le contraire… qu’en pensez-vous ?  Ils sont venus sur terre ces chers indigos très avancés pour sauver l’humanité, et avec une certaine conscience dans une période de grands changements, disons depuis 2012… ça nous a bien fait rigoler 2012… ! la trouille de certains… soi-disant la fin du monde… et c’est la génération des années 1980…. (à peu près l’âge de mes enfants) wahoo ! sont pas indigos, je vous rassure… LOL

Elle : La société peut vous piéger dans ses illusions, les indigos tombent dans la drogue, l’alcool, c’est bien ce que je disais, elle a fumé la moquette…et elle a aussi été suicidaire… olala

Pas besoin d’être « indigo », comme ils se prénomment, pour être contre la cruauté animale et celle qui l’interview ne la reprend même pas, elle dit qu’elle attire les indigos comme elle,  plutôt des dingos comme elle, dirais-je qui ne se trouvent pas de repères dans la société actuelle… euh ! ils sont mal dans leur peau et suicidaires…. ! aie ! A l’aide les psy… Elle dit j’aide beaucoup ces personnes-là, ben oui on le sait, en leur piquant leur pognon ! Elle veut rassembler les gens, bien sûr, plus ils sont nombreux, plus elle est riche et peut voyager au frais de la princesse, qui dit groupe dit SECTE, tout ce mouvement est SECTAIRE… ouvrez les yeux, bon sang ! Elle dit : « pour cela… euh ! je ne sais pas comment dire… guide – modèle pour se raccrocher, elle les aide avec des clés, mais payantes LES CLÉS…. S’il vous plaît…

Alors les indigos, les cristal, les arc-en-ciel sont différents par leur tempérament ils ont des consciences, (les autres n’en n’ont pas ???) et il ne faut pas les mettre sur un pied d’estale pour les prévaloir, mais elle fait tout le contraire de ce qu’elle dit, c’est moi, moi, moi, je suis la leader des « enfants indigos », mais elle veut péter plus haut que son cul… 

Elle donne des recommandations comment élever les enfants, dit « indigo », mais qu’est-ce qu’elle sait des enfants, elle n’en a jamais eu et n’en aura jamais de peur d’abîmer son joli petit corps auquel elle fait très attention, elle le dit au début… La conscience d’un indigo est différente de la conscience d’un enfant normal, non mais on aura tout entendu, je dirais plutôt qu’il y a des enfants plus avancés que d’autres, tout simplement… comme il a toujours été et sera… elle dit « il faut le voir comme la conscience qu’il est », ça ne veut strictement rien dire… « sa conscience supérieure », elle parle de physique quantique, et de spiritualité à faire fusionner…. et aussi dit qu’elle transmet beaucoup d’informations, rien que ça… LOL si vous comprenez quelque chose dans ses dires… hi hi hi (Jean-Claude Van Damne… Damnation !)

Bref la fin j’ai quasiment rien compris, entre leur fameuse MATRICE d’un côté et la communauté spirituelle de l’autre….. blablabla…. c’est bon là j’ai eu mon compte de conneries…. 

Et enfin l’intervieweuse lui parle de ses canalisations, elle lui demande si elle a le goût de revenir quand elle est dans ses canalisations, (rire partie dans son vaisseau spatiale vers quelle dimension, jusqu’à la 11e….???) elle plane complètement…rire c’est le cas… quel caca..

Elle : elle répond » comment ? », car elle n’avait pas compris….  et répond « revenir ? ah OUI car j’ai l’amour de la vie », elle qui voulait se suicider à l’adolescence… tu parles bien sur elle préfère être ici que je ne sais où… avec tout le pognon qu’elle gagne maintenant avec ce nouveau filon d’enfant indigo, elle rend les gens vraiment DINGOS… 

Sur ce…. à plus pour d’autres interprétation de la fameuse LM , parce qu’il faut décoder ! DÉCONNER AUSSI…

Elyette-Lily

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